Henri Holtzer et Jonathan Hoy avec le chardonneret barbu de ce dernier qui lui a permis d’atteindre la 3 e place dans sa catégorie. Photo RL

De retour du championnat du monde des oiseaux d’élevage, Jonathan Hoy et Henri Holtzer, de l’amicale des éleveurs de canaris de Stiring-Wendel, ont décroché un prix.

Dix-neuf pays représentés, pour un total de 2 826 participants. La barre était haute lors du dernier championnat du monde des oiseaux d’élevage qui s’est déroulé du 21 au 30 janvier dernier à Tours. Parmi les candidats : Henri Holtzer et Jonathan Hoy, tous deux membres de l’amicale des éleveurs de canaris de Stiring-Wendel, et qui ont respectivement décroché la deuxième et troisième place dans leur catégorie respective.

Du côté d’Henri Holtzer, d’Etzling, c’est une perruche à tête pourpre qui lui a permis de décrocher la médaille de vice-champion. « C’est la troisième fois que j’arrive à la deuxième place avec l’un de mes oiseaux. La dernière fois, c’était grâce à une perruche à collier. Pour l’instant, à chaque fois que j’ai participé à un concours, j’en suis re ssorti avec un prix. Je touche du bois pour que cela continu… », note le passionné.

Un peu moins de 25 000 piafs étaient inscrits lors de cette dernière compétition mondiale. La récompense en est d’autant plus importante !

Mélanger les espèces

Jonathan Hoy, lui, est parvenu à la troisième place dans la catégorie Tarins (Genre Carduelis) grâce à son chardonneret barbu. « C’est mon premier grand prix. Je participe peu, en général, aux concours. Je suis même plutôt contre ces rassemblements à cause du stress que cela inflige à l’oiseau. »

Le moment n’en est pas moins savoureux !

« La première médaille est importante mais le but est quand même de faire plusieurs podiums. C’est là qu’on voit qu’on a un bon élevage » note le Etzlingeois. Taille, plumage, maintien… plusieurs critères sont notés selon la race de l’animal.

« Pour nous, en tant qu’éleveurs, le plus important est de sélectionner les oiseaux, et de créer des sortes intéressantes, par rapport à la couleur ou encore au chant… »

Henri possède près de 200 oiseaux pour une douzaine d’espèces. « Je répertorie tous les gènes de mes volatiles. Je sais exactement lesquels j’ai croisé. Je peux remonter toute une généalogie comme ça ! »

Connaître chaque oiseau

Jonathan, lui, vit sa passion sous une autre forme. Depuis 4 ans maintenant, il tient l’oisellerie Poids Plume, place Sainte-Marthe, à Stiring-Wendel. Celui qui dit aimer les « petits oiseaux chanteurs », s’est spécialisé dans la vente de piafs et de tout ce qui s’en rapporte. Cet engouement pour les volatiles, il le tient de ses parents. « On possède plus de 300 oiseaux. Dans un sens, tenir ce magasin m’oblige à connaître toutes les maladies, graines, caractère propre à chaque espèce d’oiseau. »

L’an prochain, les championnats du monde se dérouleront à Barcelone. Si pour Jonathan, sa participation est d’ores et déjà certaine, Henri lui, hésite encore.

« C’est compliqué de présenter ses plus beaux oiseaux lors des concours car il y a toujours la crainte de les perdre en route. Suite au stress ou au déplacement trop important, l’oiseau peut perdre de sa prestance et arriver en moins bonne forme. Des fois, on peut se demander s’il ne serait pas plus pertinent de les faire se reproduire à la place… »

En attendant, les compétitions sont aussi l’occasion de se faire remarquer. La semaine dernière, Jonathan attendait la visite de Réunionnais au sein de sa boutique. Ces derniers ont quitté leur île le temps de venir chercher un oiseau du côté de Stiring-Wendel.

Comme quoi, quand on aime, on ne compte pas !

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