Dimanche 7 novembre, au salon de l’oiseau, avait lieu la remise des prix du Championnat régional ornithologique Lorraine – Ardennes – Champagne (Rolac). Ils étaient venus de toutes les régions pour concourir à Stiring-Wendel. Le jury, de toute la France et même de Belgique et d’Allemagne, avait rendu son verdict le jeudi 4 novembre.

Les trois premiers gagnants du concours régional ornithologique Lorraine – Ardennes – Champagne sont le Thionvillois Anthony Germano qui remporte ce concours avec 27 champions ; suivi par le Morsbachois Jean-Pierre Chepis avec 20 champions et Sti-ring-Wendel n’est pas en reste avec Francesco Sanchez-Sanchez qui a fait treize champions. Ce sont des heures de préparation, de soins, de recherches et d’essais d’accouplements derrière ces co-cardes que l’on peut voir accroché aux cages.
De l’aveu du grand vainqueur, Anthony Germano, 35 ans et passionné d’oiseaux dès son plus jeu-ne âge « L’ornithologie est une passion chronophage. Il faut compter au moins deux heures par jour à s’occuper des oiseaux et cela 365 jours par an. Sans compter les déplacements pour les con-. cours et les visites des autres saIons. » Il ajoute : « Il est important de rappeler que pour une passion comme celle-ci, il faut que la famille nous soutienne à 100 % et qu’elle comprenne que l’on puisse être moins disponible. Que l’on ne soit pas tiraillé entre la chèvre et le chou. C’est un élevage sportif. »

Un secret mathématique

Le secret des grands champions est mathématique. « Un gagnant est celui qui a le plus de champions, donc il faut déjà concourir dans plusieurs catégories. Ensuite, de bons oiseaux ne donnent pas forcément des champions tout de suite. C’est parfois à n + 2, et dans le lot, il y aura forcément des bons et des mauvais. Ce qu’il faut alors, c’est avoir un cheptel assez conséquent pour avoir le plus de chance de produire de champions. »
La Rolac comprend dix-sept clubs et 260 éleveurs-bagueurs. Elle organise chaque année cinq à six concours, même si la pandémie du Covid a réduit ce nombre. Son président Frédéric Nollet confie : « Nous avons plaisir à nous retrouver pour échanger autour de notre passion. Passion que nous aimons partager aussi. Nous avons disposé des kakémonos dans la salle pour que les gens puissent découvrir comment s’occuper, soigner mais aussi préserver les oiseaux. » Sans soutien, les clubs ne peuvent rien. « Nous avons la chance d’avoir beaucoup de municipalités qui nous soutiennent, pas toutes malheureusement, mais quand même un grand nombre », termine Frédéric Nollet.

Le Républicain Lorrain

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